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Céline Michad : « J’ai un défi à relever sur chacun des périmètres que je pilote »

Pur profil scientifique, Céline Michad est passée d’ingénieur en mécanique des fluides à chef de projet, du secteur de l’automobile à l’aéronautique, de Paris à Toulouse, de la technique à la gestion d’équipe. Rencontre avec une femme qui a su relever, un à un et petit à petit, de nombreux défis.

Ingénieur Mécanique des Fluides

Après un bac scientifique, une classe préparatoire et un cursus universitaire à l'ENSEEIHT* spécialisé en mécanique des fluides, Céline Michad se lance dans le monde de l'industrie. « J'avais fait mon stage de deuxième année chez Zodiac où j'avais effectué une étude comparative des logiciels de dimensionnement des pompes à eau. Celui de fin d'année a été d'avantage orienté recherche, à l'Institut de Mécanique des fluides de Toulouse. J'y assistais un doctorant sur une thèse appliquée à l'industrie. J'ai donc pris la décision de ne pas m'orienter vers la recherche et trouver un emploi dans ce secteur », explique-t-elle.

En août 2004, elle est recrutée par Teuchos, qui deviendra ensuite Safran Engineering Services, à Paris. Elle est ingénieur spécialisée en mécanique des fluides et travaille sur des études de refroidissement moteur pour un client automobile. « J'ai postulé à une offre qui correspondait à mon profil. La mission m'intéressait : le développement d'un logiciel 1D de conception de pompes à eau », continue-t-elle. Une fois le logiciel terminé, elle continue dans les études de refroidissement moteur puis ligne d'échappement.

De l'automobile à l'aéronautique

En 2008, le secteur automobile est en crise. Des opportunités de mobilités se créent et Celine en profite pour revenir à Toulouse. « Je suis arrivée en tant qu'ingénieur calculs de charges, toujours chez Teuchos, dans une équipe qui travaillant pour Airbus. On avait pour mission d'effectuer des calculs de charge spécifiques sur des composants avion lors des différentes phases de vol ». En 2012, elle prend la responsabilité technique de la partie calculs de charge en vol, devenant chef d'un groupe de cinq personnes. « Je pilotais les réunions avec le client. Je gérais la charge de travail, distribuais les études dans l'équipe, faisais les entretiens individuels avec les collaborateurs : une première expérience de management ».

En 2014, elle a envie de changer de périmètre tout en continuant à manager une équipe. Elle devient chef de projet et travaille sur la documentation des opérations en vol pour Airbus, en support aux compagnies aériennes.

D'ingénieur à chef de projet

Pour passer chef de projet, Céline suit des formations : management de projet, management de proximité, entretiens individuels… « Mes missions étaient équitablement réparties entre la gestion d'équipe et les activités techniques, liées à l'étude des performances avion », explique-t-elle. Petit à petit, son périmètre s'élargit jusqu'à comprendre l'ensemble des activités opérations en vol sur les avions civils Airbus. L'équipe comprend alors une quinzaine de personnes : « A ce moment, je suis passée à temps plein sur mes missions de management. Depuis, l'équipe et le périmètre n'a cessé de croitre. Nous sommes aujourd'hui 25 personnes en France et en Espagne ».
 

Ses missions ? Gérer l'équipe, mais aussi piloter la performance, s'occuper de la relation client, garantir la qualité, suivre la sous-traitance, gérer les coûts, les ressources, la facturation et participer aux réponses aux appels d'offre. « J'ai une responsabilité opérationnelle et technique autant qu'humaine ». Sa carrière, elle l'a bâtie solidement, au fil du temps. Pour elle, être une femme n'est ni un atout, ni un frein, même si elle se rend bien compte qu'elles ne sont pas nombreuses à exercer un métier opérationnel dans l'aéronautique. Elle aime la variété de ses missions et de ses interlocuteurs. « Je suis là pour aider les équipes à faire au mieux leur travail. Je suis en soutien de leur problématique au quotidien. C'est très concret. Côté client, je dois m'adapter : j'ai un défi à relever sur chacun des périmètres que je pilote. Mon projet entre aussi bientôt dans une période de renouvellement contractuel : ce sera mon prochain gros challenge ! »

 

*École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications

 

 

Ingénieur Mécanique des Fluides

Après un bac scientifique, une classe préparatoire et un cursus universitaire à l'ENSEEIHT* spécialisé en mécanique des fluides, Céline Michad se lance dans le monde de l'industrie. « J'avais fait mon stage de deuxième année chez Zodiac où j'avais effectué une étude comparative des logiciels de dimensionnement des pompes à eau. Celui de fin d'année a été d'avantage orienté recherche, à l'Institut de Mécanique des fluides de Toulouse. J'y assistait un doctorant sur une thèse appliquée à l'industrie. J'ai donc pris la décision de ne pas m'orienter vers la recherche et trouver un emploi dans ce secteur », explique-t-elle.

En août 2004, elle est recrutée par Teuchos, qui deviendra ensuite Safran Engineering Services, à Paris. Elle est ingénieur spécialisée en mécanique des fluides et travaille sur des études de refroidissement moteur pour un client automobile. « J'ai postulé à une offre qui correspondait à mon profil. La mission m'intéressait : le développement d'un logiciel 1D de conception de pompes à eau », continue-t-elle. Une fois le logiciel terminé, elle continue dans les études de refroidissement moteur puis ligne d'échappement.

De l'automobile à l'aéronautique

En 2008, le secteur automobile est en crise. Des opportunités de mobilités se créent et Celine en profite pour revenir à Toulouse. « Je suis arrivée en tant qu'ingénieur calculs de charges, toujours chez Teuchos, dans une équipe qui travaillant pour Airbus. On avait pour mission d'effectuer des calculs de charge spécifiques sur des composants avion lors des différentes phases de vol ». En 2012, elle prend la responsabilité technique de la partie calculs de charge en vol, devenant chef d'un groupe de cinq personnes. « Je pilotais les réunions avec le client. Je gérais la charge de travail, distribuais les études dans l'équipe, faisais les entretiens individuels avec les collaborateurs : une première expérience de management ».

En 2014, elle a envie de changer de périmètre tout en continuant à manager une équipe. Elle devient chef de projet et travaille sur la documentation des opérations en vol pour Airbus, en support aux compagnies aériennes.

D'ingénieur à chef de projet

Pour passer chef de projet, Céline suit des formations : management de projet, management de proximité, entretiens individuels… « Mes missions étaient équitablement réparties entre la gestion d'équipe et les activités techniques, liées à l'étude des performances avion », explique-t-elle. Petit à petit, son périmètre s'élargit jusqu'à comprendre l'ensemble des activités opérations en vol sur les avions civils Airbus. L'équipe comprend alors une quinzaine de personnes : « A ce moment, je suis passée à temps plein sur mes missions de management. Depuis, l'équipe et le périmètre n'a cessé de croitre. Nous sommes aujourd'hui 25 personnes en France et en Espagne ».
 

Ses missions ? Gérer l'équipe, mais aussi piloter la performance, s'occuper de la relation client, garantir la qualité, suivre la sous-traitance, gérer les coûts, les ressources, la facturation et participer aux réponses aux appels d'offre. « J'ai une responsabilité opérationnelle et technique autant qu'humaine ». Sa carrière, elle l'a bâtie solidement, au fil du temps. Pour elle, être une femme n'est ni un atout, ni un frein, même si elle se rend bien compte qu'elles ne sont pas nombreuses à exercer un métier opérationnel dans l'aéronautique. Elle aime la variété de ses missions et de ses interlocuteurs. « Je suis là pour aider les équipes à faire au mieux leur travail. Je suis en soutien de leur problématique au quotidien. C'est très concret. Côté client, je dois m'adapter : j'ai un défi à relever sur chacun des périmètres que je pilote. Mon projet entre aussi bientôt dans une période de renouvellement contractuel : ce sera mon prochain gros challenge ! »

 

*École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications

 

 

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